vendredi 25 septembre 2009

Dolce Vita

En Italie, c'è la Dolce Vita. De loin, de Lille mettons, la Dolce Vita c'est un film, c'est aller au « caffé » boire un « ristretto » avec une « brioche ». C'est manger des pâtes tout les jours et la pizza un jour sur deux. Jusque la, rien de très différent du quotidien du-dit étudiant lillois, si ce n'est la qualité des deux produits.

Mais c'est évidemment parce que la Dolce Vita, c'est bien plus que ça. S'il ne s'agissait que des cafés, du vin et de la cuisine, la France serait le pays de la DV (au moins...) autant que l'Italie! Quel est donc ce mystère qui entoure le mode de vie italien et qui le fait apparaître si doux ? Votre envoyé spécial dans les arcanes et mystères de la sociologie italienne vous répond.
Le mode de vie italien peut, grossièrement, ceci n'est pas une thèse, se résumer en deux expressions. La première « Piano, piano ». Quel rapport avec l'instrument de musique tant apprécié ? Aucun. Cependant, « piano » signifie « doucement ». Il ne s'agit pas d'aller plus lentement, mais bien plus « doucement », plus calmement, personne n'est pressé, la vie est longue, il fait beau et la cuisine est bonne. Cette expression est l'une des plus utilisée par les Erasmus car elle permet d'expliquer que notre italien est un peu laborieux et qu'une phrase répétée plus doucement nous permettra surement de comprendre. Mais l'idée générale véhiculée par ces deux mots juxtaposés est celle d'une certaine douceur, ce n'est pas important d'aller vite, tant que l'on va bien. Elle est à prendre avec le sourire quand elle vient d'un fonctionnaire de la sécurité sociale italienne (face à l'administration italienne, l'énervement ne sert vraiment à rien), elle prête à sourire lorsqu'elle sort de votre bouche face au maraicher du coin. C'est l'emblème d'un comportement, doux et sans soucis, si tu ne comprend pas, qu'il faut ralentir, pas de problèmes la vie est belle.

La deuxième expression est double : dans sa forme simple « Vediamo », dans sa forme complexe « Ci Vediamo ». Les italianistes me diront à juste titre que ce n'est que le verbe « voir » à la première personne du pluriel du présent de l'indicatif, et c'est vrai. Cependant, prononcés à la fin d'une conversation, ces mots prennent un sens nouveau « Vediamo » devient « on verra », dans une optique très italienne du renvoi des problèmes au lendemain.

2 commentaires:

  1. Je ne suis pas italianiste, mais je dirais que c'est un impératif! Voyons-nous! (demain)

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  2. Effectivement il me faut reconnaître mon erreur. Néanmoins pour ma défense, la terminaison est strictement la même à l'impératif et au présent en ce qui concerne la première personne du pluriel. De plus, la sur-utilisation que font les italiens de cette conjugaison n'enlève rien à la force du propos!

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